Il est possible de réaliser un test ADN pendant la grossesse. La réponse est donc oui. Parmi nos services figure notamment le test de paternité prénatal, qui permet de déterminer qui est le père biologique d’un enfant avant même sa naissance.
Pour savoir comment ce type de test est réalisé, poursuivez votre lecture.
Comment réaliser un test ADN pendant la grossesse et est-ce dangereux ?
Les tests ADN réalisés pendant la grossesse reposent sur l’obtention d’un échantillon d’ADN fœtal.
À partir d’un échantillon d’ADN du bébé, il est possible de rechercher la présence de certaines maladies génétiques. En comparant cet ADN à celui du père présumé, il est également possible d’établir ou d’exclure une paternité.
Méthodes d’obtention de l’ADN fœtal
Il existe deux principales méthodes permettant d’obtenir de l’ADN fœtal.
Amniocentèse
Cette technique consiste à prélever un échantillon de liquide amniotique, c’est-à-dire le liquide qui entoure et protège le fœtus et dans lequel se trouvent des cellules fœtales.
Pour recueillir l’échantillon, le spécialiste introduit une aiguille longue et fine à travers l’abdomen jusqu’à l’utérus.
La procédure est guidée par échographie afin de limiter les risques pour le bébé. Elle est généralement réalisée entre la 14e et la 16e semaine de grossesse.
Biopsie des villosités choriales
La biopsie des villosités choriales permet de prélever du tissu provenant du chorion, qui possède le même ADN que le fœtus.
Cette méthode invasive est principalement utilisée au début de la grossesse, généralement à partir de la 11e semaine de gestation.
Le prélèvement du tissu chorial peut être réalisé par voie transvaginale à l’aide d’un dispositif de biopsie.
Bien que ces deux procédures soient considérées comme sûres, elles comportent un faible niveau de risque. Cela explique pourquoi certaines personnes se demandent s’il est dangereux de réaliser un test ADN pendant la grossesse.
Les complications possibles comprennent notamment les infections ou les lésions fœtales, bien que celles-ci restent peu fréquentes.
Dépistage prénatal dans le sang maternel (NIPT)
Outre l’amniocentèse et la biopsie des villosités choriales, il existe une analyse du sang de la mère qui détecte des fragments d’ADN fœtal : le test prénatal non invasif (NIPT). Il est utilisé comme dépistage des principales anomalies chromosomiques, comme les trisomies 21, 18 et 13, à partir de la 10e semaine de grossesse. Chez CEFEGEN, le test de paternité prénatal est toujours réalisé sur un échantillon fœtal obtenu par amniocentèse ou par biopsie des villosités choriales.
Cette technique consiste à analyser le sang maternel afin d’y détecter des fragments d’ADN fœtal.
Elle présente moins de risques que les méthodes invasives, mais peut avoir certaines limites en matière de diagnostic. Elle n’est pas applicable dans toutes les situations, notamment lors de grossesses multiples ou lorsque la mère a récemment reçu une transfusion sanguine.
Importance des tests ADN pendant la grossesse
Ces tests ne servent pas uniquement à établir une paternité. Ils peuvent également permettre d’identifier précocement certaines maladies génétiques.
Une détection précoce peut être essentielle pour la prise en charge et le traitement de certaines pathologies génétiques. Elle fournit aux parents et aux professionnels de santé des informations importantes pour mieux préparer la naissance.
Les résultats d’un test de paternité prénatal, qui est essentiellement un test ADN réalisé pendant la grossesse, peuvent être disponibles entre trois et cinq jours après la réception des échantillons.
Cela permet aux familles d’obtenir des réponses rapides et précises à un moment particulièrement important.